Accueil > PATRIMOINE > LES SITES

L'ABRI du GENERAL:...AU COEUR DE LA BATAILLE DE MAI 1940...

créé ou modifié le : 26/10/2015 - 11:39 , annule et remplace la version précédente



L' ensemble, appelé aujourd'hui "l'abri du général", se situe de part et d'autre de la route de Bulson à Maisoncelle, au lieu-dit: "Fond Dagot".Q G general la fontaine

En 1940, il abritait non seulement le Poste de Commandement de combat de la 55è Division d'Infanterie du Général Lafontaine, mais aussi le central téléphonique et le commandement de l'artillerie divisionnaire. Semi-enterré, caché dans un repli de terrain, il fut pourtant, d'après René Launois, ancien Maire de Bulson et témoin: "fort peu discrètement bâti" en 1938.

Cet endroit est un haut lieu de la bataille des 13 et 14 mai 1940...mais aussi le synonyme du désastre de Sedan...Nous laisserons le lecteur se tourner vers les historiens qui en débattent encore aujourd'hui! Que se passa-t-il ce 13 mai?

La 55è DI avait en charge le secteur Pont à Bar- Remilly: là où l'Etat-Major ennemi avait décidé de percer les défenses françaises. Elle reçut donc le choc principal. Préparant le passage de la Meuse à Sedan, l'aviation bombarde les positions défensives, détruisant les communications téléphoniques et créant un climat de panique le 13 mai après-midi.
Vers 18h, un flot de fuyards affolés (artilleurs et fantassins) arrive à Fond Dagot: "les chars allemands sont à Bulson"...Le Général Lafontaine, homme pondéré et courageux, donne l'ordre de barrer la route avec des camions, ramène le calme et renvoie ces soldats vers le front.

Vers 20h, son PC est transféré à Chémery. Là, toute la nuit, il va organiser la contre-attaque du 14 avec notamment le 7è Bataillon de Chars Légers (FCM) et le 213è RI...une opération courageuse, mais désespérée! A Chémery, les troupes ennemies amorçaient le coup de faux qui allait les conduire à Dunkerque!

Aujourd'hui, ce lieu chargé d'histoire est divisé en 2 propriétés privées et est retombé dans l'oubli.

P. BERTEAUX.
Photo: P. Froissard

L'Eglise

créé ou modifié le : 25/08/2016 - 14:32 , annule et remplace la version précédente
reliques st laurent dérobées

1/6
















Tout envahisseur ayant traversé la Meuse à Pont Maugis et s'engouffrant dans la vallée de La Machère se heurtait à l'église fortifiée de Bulson.fenetres romanes de l'eglise La bretèche à son chevet le démontre bien et ce moyen de défense se justifierait encore mieux si une restauration contestée de la sacristie ne cachait pas dans sa charpente trois belle fenêtre romanes .

Autre caractère défensif : l'emplacement de douves. L'actuelle pelouse recouvre l'emplacement de l'ancienne mare aux canards alimentée par les eaux de pluie qui on suppose devait être plus profonde et entourer presque l'ensemble du massif qui comprenait l'église et le cimetière placé alors au sud de l'église.

L'entrée de l'édifice est de construction récente, l'entrée se faisait auparavant par deux petites portes sur le côté dont on devine encore l'emplacement.

La cloche fut enlevée pendant la grande guerre comme beaucoup d'autres alors et fut remplacée en 1920. Elle porte le nom de sa marraine " Marie Thérèse BEBIN" orpheline de cette guerre.

L'intérieur se compose d'une nef prolongée par la sanctuaire. deux fenêtres de chaque côté éclaire cette nef

Le caractère défensif est encore illustré par la présence de meurtrières qui au temps des arquebuses se révélaient efficaces. certains trouveront trop sombre l'éclairage de la nef par ces vitraux d'un bleu profond : en fait cet effet est voulu : du très sombre l'oeil s'accommode et le bleu devient peu à peu presque lumineux et met mieux en relief le ton rouge et doré des vitraux du sanctuaire Ces vitraux ont été réalisés en 1958 par la maison Simon et Monsieur Charles Marcq, gendre du maître verrier de la cathédrale de Reims

Deux petits autels latéraux garnissent le fond de la nef : celui de gauche dédié à la Sainte Vierge, celui de droite à Saint Laurent, titulaire de l'église. Hélas la statue de Saint Laurent a fait la convoitise de cambrioleurs peu scrupuleux. La statue de la vierge et les reliques de notre Saint Patron égalementstatue vierge marie dérobéestatue de st laurent

Dans le sanctuaire, un autel style XVIII e. C'est à lui que l'on doit en priorité l'obturation des fenêtres romanes.

Il est intéressant de remarquer la voûte en pierre et ses quatre grosses nervures retombant sur quatre chapiteaux à feuille d'acanthe et dont les colonnes ne reposent pas sur des bases sculptées : signe incontestable du XVIII ième. S'il fallait corroborer cette affirmation, le côté droit du sanctuaire possède une ouverture plein cintre de 1m07 de long et de 50 cm de profondeur( largeur=deux fois la profondeur) : il s'agit d'une piscine liturgique géminée : à double évier( l'évier de gauche, ou bien a été rebouché, ou n'a jamais été creusé ). la comparaison avec les églises de Baalons; Iges, Avioth, etc ne laisse aucun doute : les piscines géminées ( l'évier de gauche pour recevoir l'eau du lavabo des mains ; l'évier de droite pour recevoir la purification du calice...on ne mélangeait pas les deux !) se situent, selon une hypothèse de travail fondée, entre 1210 et 1310. Nous sommes donc bien là dans le créneau de temps où apparait dans les chartes le nom de Bulson : 1297.

Une petite porte à gauche donne dans un débarras ; peut être la sacristie première avant la construction d'une sacristie au chevet au XVII ème siècle et sa reconstruction il y a 40 à 50 ans.

Le Four à chaux

créé ou modifié le : 27/08/2015 - 18:00 , annule et remplace la version précédente
Le four à chaux ou en réalité les vestiges du four à chaux se situent le long du chemin qui relie le village à la ferme de Beaumesnil. On peut y voir encore les différentes parties composant un four à chaux typique (voir le croquis)

La chaux est obtenue par calcination de pierre calcaire vers 1000°C, dans des fours à chaux, opération pendant laquelle elle abandonne son gaz carboniqfour à chaux 2ue. Le produit restant, un oxyde de calcium est appelé chaux vive et prend l'apparence de pierres pulvérulentes en surface que l'on va hydrater ou éteindre par immersion dans l'eau. Cette immersion, provoque la dislocation, un foisonnement, ainsi qu'une forte chaleur. Le résultat est une pâte, qui prend le nom de chaux éteinte. Ce matériaux plastique, mêlé à des agrégats va constituer les mortiers. La présence d'autre corps dans la pierre peut modifier
Au XIXe siècle, en France, on emploie pour combustible suivant les localités le bois de corde, le fagot, la bruyère, les houilles sèches, l'anthracite, les lignites et la tourbe et très rarement le charbon de bois. Le coke convient parfaitement à cette cuisson. La forme des fours varie avec la nature du combustible pour le bois et la bruyère qui brûlent avec une longue flamme, on construit en briques ou autres matériaux aussi réfractaircroquis d'un four à chauxes que possible de vastes chambres, tantôt prismatiques, tantôt cylindriques beaucoup plus hautes que larges, avec une ouverture plus ou moins étroite dans le bas, on les remplit de pierres réduites au volume du petit moellon et de telle sorte que la charge soit portée sur une ou deux petites voûtes construites à sec avec les matériaux de la fournée les plus convenables à cette construction. L'entrée de ces voûtes correspond à celle de l'ouverture ménagée dans le bas du four; c'est le foyer où se brûle le combustible dont la flamme s'insinuant par les vides des petites voûtes, porte de proche en proche l'incandescence dans toutes les parties du chargement. Le temps qu'exige la cuisson varie selon la qualité du bois de 100 à 150 heures pour un four de 75 à 80 mètres cubes de capacité. C'est par le tassement de la charge arrivé de 1/6 à 1/5ème de sa hauteur que les chaufourniers jugent la cuisson terminée. Chaque mètre cube de chaux exige en moyenne 1 stère 66 de bois de corde essence chêne, 22 stères de fagots ordinaires et 30 stères de paquets de genêts ou bruyères. Ces chiffres on le comprend peuvent varier par une foule de circonstances dépendant de la qualité du bois, de la grosseur et de la densité de la pierre 1.
Avec les combustibles sans flamme tels que le coke, la houille sèche, et l'anthracite la pierre réduite par le cassage à la grosseur du poing se cuit au contact même du combustible dans des fours de forme ovoïde ou de cône renversé, en entonnoir. Les chargements se font par assises alternatives de pierre et de charbon et par le haut au fur et à mesure que la pierre cuite est retirée par le bas. On brûle en moyenne 1/3 de mètre cube de houille sèche ou d'anthracite par mètre cube de pierre. Avec le secours de la vapeur d'eau introduite dans l'air qui alimente la combustion, ces derniers combustibles jettent de longues flammes (Gaz à l'eau) et peuvent être employés comme le bois1. la phase d'extinction, conduisant à produire différentes qualités de chaux.
four a chaux1

Histoires d'eau à Bulson

créé ou modifié le : 25/10/2015 - 20:50 , annule et remplace la version précédente


Situé sur une hauteur (280m), le village lui-même ne dispose pas naturellement d'eau. Aussi, autrefois,la source 2
les habitants de Bulson recueillaient celle-ci:
--par le biais d'une mare sur la place...qui abreuvait les animaux.
--au moyen de quelques puits très profonds (comme le Petit Puits au carrefour des routes de Thelonne
et d'Haraucourt).
--à l'aide de citernes creusées dans la roche (telle celle située devant l'ancien café des Cognettes).

Par contre, les pentes ou les "pieds" de son territoire recèlent plusieurs sources:
--la fontaine St Laurent....
--la source du Cavé...
--les sources de la Machère au lieu-dit la Fontaine, en limite des territoires de Bulson, Thélonne et Noyers-Pont-Maugis...
P. Berteaux
Copyright © Bulson - Mentions légales - Haut de la page - Propulsé par B3clic
Pour nous contactez

Par téléphone au +33 3 24 22 05 02.


Ce site utilise des cookies ainsi que des cookies de services tiers (google analytic) - OK, tout accepter - Plus d'informations ET PERSONNALISATION !