Accueil > PATRIMOINE > COTE HISTOIRE

ANCIEN INSTITUTEUR de BULSON, JEAN JOLY N'EST PLUS.

créé ou modifié le : 01/05/2016 - 18:15 , annule et remplace la version précédente
eleves  de l'ecole années 50



Jean Joly s'est éteint ce 5 mars 2016 à l'âge de 96 ans.

Maître d'école et secrétaire de mairie de Bulson de septembre 1947 à juin 1953, il était resté gravé dans la mémoire
de ses anciens élèves. En effet, aidé de son épouse, Marie-Rose, il avait rempli sa tâche avec rigueur et dévouement
dans la période difficile de l'après-guerre. Ainsi, il avait présenté au Certificat d'Etudes (avec réussite) l'aîné d'une famille lettonne qui ne parlait pas un mot de français 18 mois auparavant.

C'était également un instituteur aux méthodes modernes: les anciens du village parlent encore des voyages scolaires qu'il organisait à Paris ou au bord de la mer, emmenant parfois même le matériel de camping.
Jean Joly et sa famille (3 de ses 4 enfants sont nés à Bulson) s'étaient installés ensuite à Mogues puis à Illy.
(Jean JOLY et ses élèves Ecole de Bulson 1950 sur la photo à droite)
En 1999, à l'âge de 79 ans, il était venu prêter main-forte à l'instituteur et aux parents d'élèves du village pour
défendre l'école menacée de fermeture, n'hésitant pas à reprendre son métier pour enseigner les enfants de la "classe
sauvage".
La Municipalité de Bulson présente ses sincères condoléances à ses enfants et leurs familles.

Le Village

créé ou modifié le : 25/10/2015 - 22:04 , annule et remplace la version précédente


L'histoire de Bulson est liée à celle de la Seigneurie de Raucourt qui:
1) eut ses propres seigneurs (XIè et XIIè siècles);
2) appartint aux Comtes de Rethel (1204-1549);
3) puis aux Princes de Sedan (1549-1642).
Durant ces 3 périodes, la seigneurie était "Terre Souveraine" entre l'Empire Germanique et le Royaume de France...
En 1642, elle fut rattachée au Royaume de France.
Le village occupait à l'origine le versant Nord-Nord-Ouest de la colline sur laquelle il s'étale aujourd'hui. Seule l'église (construite au XIIIè) occupait celle-ci.
Ce bâtiment religieux fut fortifié au cours du XVIè siècle (meurtrières et bretèche).
Plusieurs fois incendié, et notamment en 1641, Bulson fut reconstruit selon un plan en "damier" (9 cases rectangulaires).
La population du village vivait de l'exploitation des terres et des carrières...ce qui générait de nombreux autres métiers: ferronniers, maréchaux-ferrants, bûcherons, sabotiers... cafetiers!
En 1866, Bulson comptait 293 habitants. Plus tard, il fut occupé par les troupes prussiennes ou allemandes (1870; 1914-18; 1940-44).
P. Berteaux




YANNICK NOAH: DESCENDANT DE CARRIERS DE BULSON!

créé ou modifié le : 04/09/2017 - 08:47 , annule et remplace la version précédente
Aucun commentaire - Ajouter un commentaire
Un article de l'Ardennais du 22/11/2016, signé Françoise Thomas, évoquait la grand-mère maternelle
de Yannick Noah (Camille Bayet, épouse Perrier), inhumée à Pouilly/Meuse. La lecture de ce nom m'a
renvoyé à une étude personnelle entreprise récemment sur les carriers de Bulson...
Remontons le temps:


Vers 1840, un couple, d'origine belge, s'installe à Bulson: André Bayet, mineur, a trouvé du travail
dans les carrières; son épouse, Marie Desprez, est journalière. Tous deux seront inhumés à Bulson.

Leur fils, Augustin, né en 1842 dans notre commune, sera carrier toute sa vie. Avec son épouse,
Clémence Tuot (née à Bulson), ils auront au moins 8 enfants.


Parmi ces derniers, Alfred Bayet, né en 1879, sera carrier également. En 1900, il épouse à Bulson
Lefèvre Marie-Félicité (de Sommauthe). Vers 1905, le couple déménage à Haraucourt.


En 1906, naît leur fille Camille qui épousera Marcel Perrier, professeur, journaliste sportif et poète.
Marcel et Camille sont les parents de Marie-Claire Perrier qui se mariera avec Zacharie Noah, footballeur
d'origine camerounaise évoluant à Sedan.
En 1960, à Sedan, Marie-Claire donne naissance à Yannick Noah...
Pour résumer, Yannick et ses enfants (dont Joakim, basketteur en NBA) ont, dans leurs veines, du
sang de trois générations de carriers de Bulson! De là à en conclure que leur solidité en provient, il n'y a
qu'un pas...que nous ne franchirons pas.


P. Berteaux



Les Guerres

créé ou modifié le : 21/06/2015 - 12:31 , annule et remplace la version précédente
UNE AUBERGE A BULSON

Le 6 Octobre 1918, le Général MAC ARTHUR reçoit l'ordre de gagner la Meuse, juste au dessous de Sedan, Ayant disposé ses hommes sur les hauteurs dominant Sedan, il trouve, dit il, une misérable petite auberge à Bulson, il y lui semble y avoir pris , dit il encore, le meilleur repas de sa vie ! Sans doute affamé depuis plusieurs jours il y a rencontré un aubergiste qu'il traita de génie pour lui avoir fait des pommes de tancienne auberge (mac arthur)erre cuites de plusieurs façons. Le général installa son P.C à Bulson avant de libérer Sedan dans les jours suivants ( Mémoires du général Mac Arthur Editions Presses de la Cité en 1965, un an après son décès)

l'auberge en question était située dans les dernières maisons à droite en bas de la Grand Rue en direction de Cheveuges









26 AOUT 1914 : UN FAIT DE GUERRE HISTORIQUE

Le 26 août 1914, le 137 Régiment d'Infanterie s'était battu avec acharnement toute la journée, et le soir il campait près de Bulson à l'orée d'un grand bois qui était occupé par les allemands.
Le matin du 27, vers 4 heures, le capitaine De La Faille de la 4°compagnie demande des volontaires pour faire une reconnaissance dans les bois. La mort paraît certaine, les hommes hésitent, Broussard et son camarade Turcaud seuls s'avancent. Le capitaine les remercie chaleureusement et leur adjoint 3 hommes de la compagnie Lesquels trois hommes ont vite rebroussé chemin tant les balles allemandes leur sifflaient aux oreilles. Les deux courageux poursuivent seuls leur mission et s'enfoncent dans le bois.
Après avoir franchi un espace d'environ 600 mètres sous les balles allemandes et françaises, ils distinguent à leur gauche des allemands dissimulés dans une tranchée, mais dont les casques à pointe révèlent la présence.
En avant encore des allemands, en arrière, dans le bois, un détachement de hulans, enfin à leur droite les français qui tirent avec vigueur. Ils sont dans un cercle de feu et c'est miracle qu'ils échappent à la mort.
A 20 mètres d'eux ils distinguent une petite tranchée abandonnée par les allemands. Ils s'y glissent, personne ne les ayant éventés ils restent là six heures, sous le feu croisé des balles. Ils sont aux aguets et observent les mouvements de l'ennemi. Tout à coup, du détachement de face qui se replie, se détache un groupe de 5 hommes, un porte drapeau et sa garde qui se dirigent vers les hulans pour mettre en sûreté l'étendard dont ils ont la garde. Ils doivent passer à courte distance de nos deux braves et c'est alors qu'ils ont pris leur résolution. Le drapeau à tout prix !
Successivement ils abattent trois allemands. A chaque soldat allemands qui tomb les autres se demandent d'où peuvent venir ces balles meurtrières. Ils ne suspectent pas la petite tranchée et croient fuir le danger en fonçant sur elle. C'est le moment critique.................
Lorsqu'ils ne sont plus qu'à un mètre, nos deux héros s'élancent sur leurs ennemis.image de la prise du drapeau prussien
D'un coup de baïonnette Turcaud abat son homme. Broussard s'élance sur le porte drapeau mais son pied glisse et son arme au lieu de maitriser son adversaire le blesse et l'allemand en tombant parvient à décocher à Broussard un coup de revolver à Broussard à l'aisselle le faisant rouler dans la tranchée. c'est Turcaud qui parvient à neutraliser l'officier allemand si bien que Broussard se relevant s'empare du drapeau. Cette scène fut rapide comme l'éclair
Ce drapeau c'est celui du 68 ) d'infanterie prussienne, décoré de la croix de fer pour la brillante conduite du régiment au siège de Mézières en 1870drapeau prussien
Nos deux braves ont été vus et leur situation devient périlleuse. Broussard lance alors le drapeau en direction des lignes françaises qui ne sont plus qu'à une quarantaine de mètres tenant les allemands en respect.Broussard et Turcaud restent blottis. Les allemands reculent, pressés par les français, c'est le moment choisit par les deux soldats pour ramper vers les lignes françaises et c'est là que un nouveau danger survint. ne pas se faire tuer par les balles amies. Les cris "France, France, ne tirez pas " ne suffisaient pas à faire taire les tirs de leurs compagnons qui maintes fois s'étaient fait tromper par les allemands. Broussard eut alors l'idée de crier "capitaine De La faille, c'est nous Broussard et Turcaud, ce qui fit stopper les tirs français et c'est alors que les deux glorieux compagnons ont pu se jeter dans les bras de leurs amis brandissant leur trophée. Le capitaine les embrasse, le colonel en fait de même en leur adressant ces paroles " cette étreinte, nobles héros, c'est celle de la patrie qui rend hommage à votre courage et vous remercie .........."
montage pour commemoration aout 2014
Cet événement a fait l'objet d'une cérémonie commémorative en Aout 2014 à Bulson

Le Drame Juif

créé ou modifié le : 25/10/2015 - 20:51 , annule et remplace la version précédente



Juin 1940: l'armée allemande occupe tout le Nord de la France. Bulson se trouve en zone interdite. La plupart des habitants ont évacué.
La WOL (service allemand de mise en culture des terres) réquisitionne des travailleurs de toutes origines pour exploiter à
son profit les surfaces agricoles. Elle est également autorisée à utiliser de la main d'œuvre juive.
A partir du 11 novembre 1941, 62 personnes de confession juive, originaires d'Europe de l'Est et réfugiées à Paris,
seront affectées à Bulson et logées dans les maisons vides. Si leurs enfants sont admis à l'école du village, les adultes
travaillent durement dans les champs.
Le 4 janvier 1944, une rafle emmène les 32 personnes présentes (d'autres ont déjà été arrêtées): direction
Auschwitz via Drancy.
Une stèle rappelant ce drame a été installée sur la place de Bulson.
P. Berteauxmassif stele

Pour en savoir plus, voir l'ouvrage "Sauveteurs d'étoiles en Ardennes" (Ch. Dollard- Leplomb) aux éditions Terres Ardennaises.

La Pierre de Bulson.

créé ou modifié le : 29/12/2015 - 17:15 , annule et remplace la version précédente


L'exploitation de la pierre de Bulson existe depuis des temps immémoriaux.
E. Nivoit, ingénieur, le dit dans son ouvrage "Notions élémentaires sur l'industrie dans le département des Ardennes " (1869):
"Celles (les pierres de taille) qui présentent le moins de défauts (dans le département) sont exploitées à Bulson, au lieu-dit le Fond d'Enfer; on les emploie dans les travaux publics....Elles valent environ 25fr le m3 sur place". la pierre
Nos ancêtres, l'archéologie l'a prouvé, n'allaient pas chercher loin leurs matériaux quand ils en possédaient sur place....Bulson (l'église du 12è ou 13è siècle en est la preuve) a donc été construit en pierre du pays. En 1788, on trouve des "carrieurs" à Bulson. En 1839, Jean-Louis Pontoise, "maître carrieur" à Bulson, soumissionne les ouvrages à éxécuter dans la commune. En 1842, dans un devis pour la construction d'une fontaine à la Machère, on exploite la pierre de taille (5f le m3) venant de la Béchette; pour les pieds droits, seuils, appuis et cintres ...celle du Trou d'Enfer.
A Bulson, la population de carriers est liée aux événements "extérieurs" (conflits notamment). En 1836: 30 carriers; 1851: 36; 1856: 15;1872: 28; 1922: 2; 1946: 8! La profession de carrier impliquait souvent une autre activité: carriers-agriculteurs, carriers-marchands de bois; carriers-charrons ou maçons...
effets speciaux de pierreAu vu de la qualité de cette pierre non-gélive, d'autres lieux ont utilisé la pierre de Bulson.Les carrières de Bulson ( la Côte Gaillard, la Grand Côte, la Côte Banale, la Béchette, du Pâquis, etc...) étaient prospères: la pierre était conduite partout: église de Bazeilles, Pt Maugis, Douzy, Mouzon, Warcq, Ponts de Givet, Rethel, Vouziers, Sedan, fortifications de Sedan, Mézières, Cathédrale de Reims, immeubles de Sedan, canal des Ardennes ...

P. Berteaux.

Le Curé de Bulson

créé ou modifié le : 13/02/2015 - 15:46 , annule et remplace la version précédente
En 1774, jean Gilbert est âgé de 85 ans, prêtre depuis 59 ans, il est curé de Bulson depuis 52 ans, sa seule paroisse. Curé à Bulson depuis 52 ans .....bel exemple de stabilité !

Il décèdera l'année suivante , le 23 Novembre.

Que pouvait faire ce jean Gilbert avec ses 180 habitants? Il partageait la vie de ses paroissiens, lesquels sont : laboureurs, manoeuvres, fileurs de laine pour les manufactures. Lui, il fait un peu d'élevage, la culture de son jardin (assez éloigné du presbytère dit il) Quel presbytère ! Une visite canonique de 1730 demande que l'on veuille bien poser un plancherdans la chambre d'en bas où il n'y a qu'un terrier et qu'il lui sera fourni une écurie à taureau et à bélier outre celle de son cheval.
Un maître d'école pour trente enfants est peu être celui avec lequel il peut s'entretenir.

Dans les histoires du Curé de Bulson, il est souvent question de son évêque : grand personnage, mais jamais méprisant pour son curé; vivant plus en grand seigneur qu'en saint évêque.... certes, mais quelle différence de situation !

Voyez l'histoire de la vache à C ..... Le curé de Bulson arrive chez son évêque qui est avec trois vicaires généraux, autour d'une bonne table
- Curé de Bulson, asseyez vous ; qu'y a t il de nouveau chez vous ?
- Rien Monseigneur, sinon que la vache à C.... elle a fait cinq veaux
- mais alors quand quatre tètent que fait le cinquième
- Monseigneur ; il regarde !
l'évêque, qui a compris
- Allez vite, une assiette pour le curé de Bulson

croquis de la table du curé de bulson
Si on semble reprocher au curé de Bulson la présence d'une personne dans son presbytère, la pierre est vite renvoyée dans le jardin de l'évêque..... Mais ce sont là les histoires plus grivoises du curé de Bulson
( classées X)

Nous sommes en 1774, proches de la révolution ; aussi ce qui est intéressant dans les histoires du curé de Bulson, c'est l'état d'esprit du clergé rural à l'égard de l'épiscopat. C'est ce clergé qui, au départ sera enthousiasmé par l'aube d'un mode nouveau d'égalité. c'est ce clergé qui, aux Etats Généraux, abandonnant les évêques aristocrates, se ralliera au Tiers Etat, fera basculer la majorité et méritera ce jugement de mgr Leflon dans son travail sur le clergé et la révolution : "Ces sont les curés qui ont lancé la révolution"

Voila pourquoi, à travers quelques grivoiseries, le cas du curé de Bulson est plus sérieux qu'il ne semble !


Le Général Mathy

créé ou modifié le : 21/05/2015 - 15:41 , annule et remplace la version précédente
photo general mathyJe suis né le 31 mai 1862 à Bulson dans la maison ancestrale qui fut incendiée au début de la dernière guerre par l'imprudence des troupes qui occupaient la ferme en cantonnement : ferme de Belle-Volée, demeure avenante...........
C'est en ces mots que commençait l'autobiographie du général Mathy ; celle ci, hélas n'alla pas plus loin que quelques lignes après.
Dés 1875 Pierre Emile Mathy était envoyé en pension à Notre Dame de Rethel, maison d'éducation dont la réputation était grande. Il y connut des camarades avec lesquels il resta en amitié jusqu'au bout et y connut aussi,comme professeur, Paul Verlaine.
En Juillet 1879 il est bachelier et entre au lycée St Louis, à Paris, pour y préparer Polytechnique. Lors de sa vie parisienne, il rencontra souvent Paul Verlaine qui lui aussi était devenu parisien
Le 1er juillet 1882 il est reçu à Polytechnique. En 1884 le voila devenu officier, le rêve de son enfance.
Début novembre 1896 sa jeune femme met au monde une petite fille, instant de bonheur qui vira au drame. Cette petite Anne Marie mourut deux jours plus tard et sa mère décédait trois semaines aprés ! Le capitaine Mathy accepte alors son infortune et se tait, il vivra 55 ans avec le souvenir de ses disparus avec une fidélité que n'altéreront
ni les circonstances, ni les lieux, ni le temps
En 1900 il part avec un corps expéditionnaire en Chine combattre les Boxers aprés avoir revu sa mère à Bulson,et être passé au cimetière St Charles à Sedan.
les Boxers étaient une société secrète mi-religieuse, mi-politique dont le nom signifiait "combattants pour la justice" Fanatiques et rétrogrades, ils étaient "très vieille Chine"
et hostiles aux étrangers. Une expédition internationale, commandée par le général allemand Waldersée était donc partie pour la chine.Toutes les nations étaient représentées dans ce corps expéditionnaire y compris les Etats Unis et le japon
La campagne de Chine dure 18 mois, le capitaine Mathy est le chef du génie français Le traité signé, le capitaine Mathy était de retour à Toulon le 10 janvier 1902 aprés prés de deux mois de navigation.
Affecté alors au 1er régiment du Génie à Versailles il eut vite des fourmis dans les jambes et part pour une mission d'études sur le fleuve Sénégal afin de trouver des solutions pour améliorer la navigation sur le fleuve. Sur des chalands tirés par des cordes depuis la rive il remonte le fleuve. Son rapport est aux archives du ministère.
De juillet 1907 à juin 1910 il fut le chef du Génie à Mézières période pendant laquelle il s'occupa d'un projet d'installation d'une garnison d'artillerie à Charleville. cependant dans " L'echo des Ardennes" du 16 juin 1910 on pouvait lire "Nous apprenons la nomination à la sous direction temporaire du Génie à Saïgon de M le chef de bataillon Mathy.
Il prit en mains la construction des fortifications de Saïgon, construisant les forts autour de la ville. Le 28 juillet 1912 il quitta Saïgon avec un congé de 3 mois. Il profitais alors de ces congés pour rejoindre la france den passant par la Sibérie. IL apprit le décés de sa mère lors de son passage à Moscou.
Appelé à paris au ministère en aout 1913 il est nommé Lieutenant Colonel le 23 Décembre 1913 puis il est nommé à la t^te du 9 ième Régiment à Verdun. En Juillet 14 il part en mobilisation comme commandant du 6ième corps.
Ces qualité d'homme intègre, humain dans cette guerre atroce lui valurent d'être un temps retiré de l'action, mais bien vite ses amis influents à l'état major lui rendirent ses commandements et lui permirent de contribuer aux travaux des forts de la ville de Verdun en 1915
Il devint colonel le 24 juin 1916
Pendant les opérations de guerre le travail du génie consistait essentiellement dans le rétablissement des communications, ponts et routes, le colonel Mathy s'acquittait parfaitement des ces tâches suivant de prés le déplacement des troupes. Le 4 septembre 1918 le Général Pouydraguin, commandant le 18 ième corps le citait en ces termes à l'ordre du corps des Armées
"Le Colonel Mathy apporte un esprit de prévision sans cesse en éveil, devançant constamment les besoins et y faisant face avec décision ; a contribué dans une large part au succès des opérations du mois d'août n'hésitant pas à se porter de sa personne, de nuit comme de jour,en première ligne, pour pousser le matériel, activer les travaux entrepris, en vue de la progression des divisions et en particulier du franchissement d'un canal ou d'une rivière"

Le 11 Novembre 1918, le colonel Mathy se trouve à Marles lorsqu'il a connaissance de l'armistice. Nommé général de brigade le 23 décembre 1918, dés 1919 il fut chargé de la lourde et ingrate tâche de gérer la démobilisation
Le 25 Avril 1919 il est appelé au commandement du Génie de la 2èime région, tout en continuant à commander le Génie de la III ième armée. C'est à Amiens qu'il réside alors lorsqu'il doit partir en retraite et quitter le métier qu'il a tant aimé.
Pour lieu de sa retraite, il choisit bien évidemment Sedan, y retrouvant ses horizons d'autrefois, sa famille, ses disparus. Visites à Bulson où il allait chaque semaine, pèlerinages au cimetière St Charles, où, après la messe, il se rendait chaque jour, y portant au moins une fleur, tel fut le cadre, tel fut l'emploi du temps essentiel de cette retraite qui dura 29 ans, de 1922 à 1951


D'après "Souvenir d'une vie longue et mouvementée" de Pierre CONGAR Nouvelle imprimerie de Sedan 1954






















































Copyright © Bulson - Mentions légales - Haut de la page - Propulsé par B3clic
Pour nous contactez

Par téléphone au +33 3 24 22 05 02.


Ce site utilise des cookies ainsi que des cookies de services tiers (google analytic) - OK, tout accepter - Plus d'informations ET PERSONNALISATION !